
Parc naturel des Plaines de l'Escaut
Devenu propriétaire de la touraille par donation des héritiers du dernier herboriste, le Parc naturel assure la sécurisation du site et le pilotage des interventions sur le bâti.
plainesdelescaut.beAu bout de la rue Jean Grumiaux subsistent les vestiges d'un four à sécher les plantes médicinales, du milieu du XIXᵉ siècle. Le dernier témoin d'un métier oublié — que nous voulons faire revivre.
Quevaucamps est connu pour la bonneterie et les carrières — mais l'herboristerie y fut, elle aussi, bien implantée : le village compta jusqu'à cinq à dix commerces de plantes.
Une touraille est un « four » destiné au séchage. Celle de Quevaucamps servait à faire sécher les plantes médicinales récoltées dans les potagers, le long des chemins et dans les bois, avant leur commercialisation. Les récoltes séchées partaient ensuite vers les herboristes du Pays des Collines et l’Hôpital Notre-Dame à la Rose, à Lessines.
Le métier s’est peu à peu perdu avec l’essor de l’industrie pharmaceutique. La touraille a cessé son activité en 1938, puis est tombée dans l’oubli — subissant les affres du temps et le vandalisme, jusqu’à l’effondrement presque complet de sa toiture.
Datant du milieu du XIXᵉ siècle, la touraille est un témoin rare du passé industriel et rural de la région. Dépourvue de cheminée, éclairée par deux simples meurtrières, elle comptait deux pièces : l’une pour le combustible et l’outillage, l’autre pour le stockage des récoltes.
Malgré son délabrement, la bâtisse tient debout grâce aux techniques anciennes de maçonnerie — les joints en ciment-chaux — et aux pierres locales de Quevaucamps, de Grandglise et de Basècles. À l’intérieur subsistent encore le foyer de chauffe et la sole, ce plancher perforé sur lequel séchaient les plantes.
De la région, on récoltait et traitait ici quantité de plantes médicinales :
Redonner à la touraille son lustre d'antan demandera de l'énergie et des moyens. Le travail se fait par étapes, dans l'ordre — chacune conditionne la suivante.
Le Parc naturel met le bâtiment hors de danger avant toute intervention.
RéaliséDégager l'intérieur de l'herboristerie pour retrouver les éléments d'origine.
En coursRecenser ce qui peut être préservé — foyer, sole, maçonneries et outils.
A venirRestaurer la bâtisse et, à terme, l'ouvrir à la découverte du public.
A venirDes outils d'époque ont déjà été récupérés et sont précieusement conservés par l'association.
La sauvegarde de la touraille est portée conjointement par le propriétaire du site et notre association. Chacun y apporte son rôle, ses compétences et ses moyens.

Devenu propriétaire de la touraille par donation des héritiers du dernier herboriste, le Parc naturel assure la sécurisation du site et le pilotage des interventions sur le bâti.
plainesdelescaut.be
L'ASPB documente l'histoire de l'herboristerie locale, conserve les outils déjà récupérés, et œuvre à faire connaître ce patrimoine auprès du public.
En savoir plus sur l'ASPBCe projet peut également compter, ponctuellement, sur l'appui de la Commune de Belœil, d'artisans et de bénévoles.
« Même très endommagée, la bâtisse est encore stable — grâce aux anciennes techniques et aux pierres de nos villages. »
Il faudra de l'énergie et des moyens pour sauver la touraille. En devenant membre ou en faisant un don, vous participez concrètement à ce sauvetage — et vous suivez, numéro après numéro, l'avancée du chantier dans notre revue.